Québec · SIRH IA Québec · HRIS AI

Une plateforme RH.
Toute l'intelligence.

One HR platform.
All the intelligence.

Objectifs & OKR Rétroactions 360° eNPS Capital humain CV Align ↗ Congés & Documents ↗
Goals & OKRs 360° Feedback eNPS Human Capital CV Align ↗ Leave & Documents ↗
M360Shift · Épisode 466

Loi 27 Québec : prévenir les risques psychosociaux

Promesse : En 7 minutes de lecture et 5 minutes d’écoute, tu vas comprendre quoi observer, quoi nommer et comment agir avant que la surcharge, le flou ou les tensions deviennent des ruptures humaines.

Épisode M360Shift 466

Version podcast : prévenir les risques psychosociaux avant la rupture

Écoute cet épisode de 5 minutes pour voir comment une PME peut transformer la prévention en conversations, décisions et suivis concrets.

7 minutes
Loi 27 Québec
Risques psychosociaux

Sommaire de l’article

    Mini auto-diagnostic

    Réponds oui ou non

    • Les priorités changent plusieurs fois dans la même semaine.
    • Les employés travaillent régulièrement le soir pour terminer leurs tâches.
    • Les mêmes personnes récupèrent constamment les urgences.
    • Les réunions se multiplient, mais les décisions restent floues.
    • Les résultats demeurent acceptables, mais au prix d’un effort devenu insoutenable.

    Si tu as deux oui ou plus, le risque n’est pas seulement individuel. Il est probablement dans l’organisation du travail.

    TL;DR

    En résumé

    Les risques psychosociaux ne commencent pas toujours par une crise visible. Ils s’installent souvent dans la charge, le flou, les priorités mouvantes, le manque de soutien et les responsabilités mal définies. Avec la Loi 27 au Québec, la prévention doit faire partie du système de gestion. Il ne suffit pas de nommer un risque. Il faut observer, corriger, contrôler et vérifier si les actions fonctionnent.

    Introduction

    Vos gestionnaires voient parfois les signes de surcharge. Pourtant, ils ne savent pas toujours quoi observer, quoi dire ni comment agir sans s’improviser psychologues.

    Avec la Loi 27 au Québec, attendre qu’un employé s’absente ou s’effondre n’est plus une stratégie acceptable. La prévention doit faire partie du système de gestion.

    Le rôle du gestionnaire n’est pas de diagnostiquer la santé mentale. Son rôle est d’observer les conditions de travail, de nommer les tensions, de prioriser les correctifs et de suivre les actions décidées.

    Dans cet article, tu vas voir comment transformer la prévention des risques psychosociaux en réflexes de gestion concrets, sans alourdir inutilement les équipes.

    Le vrai problème derrière les risques psychosociaux

    Les risques psychosociaux ne commencent pas nécessairement par une crise visible.

    Ils s’installent souvent dans le quotidien : une charge de travail qui augmente, des priorités qui changent sans cesse, un manque de reconnaissance, des décisions contradictoires ou une faible autonomie.

    Une équipe peut continuer à livrer pendant plusieurs mois malgré ces tensions. Les employés compensent. Les gestionnaires rappellent constamment les échéances. Les personnes les plus engagées prennent davantage de responsabilités.

    Puis les erreurs augmentent. Les relations se tendent. Les absences apparaissent. Un employé clé quitte sans que la direction ait vu venir le problème.

    Au Canada, 21,2 % des personnes en emploi déclaraient vivre un niveau élevé ou très élevé de stress lié au travail. La surcharge constituait la cause la plus fréquemment mentionnée. Source : Statistique Canada, 2023.

    Au Québec, la Loi sur la santé et la sécurité du travail exige maintenant que les risques pouvant affecter l’intégrité psychique des travailleurs soient pris en charge. Les risques psychosociaux doivent être identifiés, corrigés et contrôlés au même titre que les risques physiques.

    L’obligation ne consiste pas seulement à offrir un programme d’aide aux employés. Elle demande d’examiner l’organisation du travail, les pratiques de gestion, les relations sociales et les conditions dans lesquelles les employés doivent atteindre leurs résultats.

    Pour les établissements de 19 travailleurs ou moins, un plan d’action et un agent de liaison en santé et sécurité sont prévus. À partir de 20 travailleurs, l’entreprise doit notamment mettre en place un programme de prévention, un comité de santé et sécurité et un représentant en santé et sécurité.

    Ce fonctionnement doit prévoir des mesures concrètes, des priorités, des responsables, des échéanciers et des mécanismes de contrôle. Autrement dit, il ne suffit pas de nommer un risque. Il faut démontrer comment l’entreprise agit et vérifie si ses actions fonctionnent.

    Cet article présente de l’information générale et ne remplace pas un avis juridique adapté à votre organisation.

    « La performance humaine ne se protège pas avec de bonnes intentions. Elle exige des gestes clairs et des suivis constants. »
    Donald Fleming, président et coach de gestion
    Donald Fleming
    Président • coach de gestion

    Les signaux d’alerte que vos gestionnaires doivent voir

    Ce qu’il faut observer

    Un gestionnaire n’a pas à diagnostiquer la santé mentale d’un employé. Son rôle est d’observer les conditions de travail et les changements de comportement qui peuvent révéler une tension.

    • Les priorités changent plusieurs fois dans la même semaine.
    • Les employés travaillent régulièrement le soir pour terminer leurs tâches.
    • Les réunions se multiplient, mais les décisions restent floues.
    • Les mêmes personnes récupèrent constamment les urgences.
    • Les erreurs, les oublis ou les retards augmentent.
    • Un employé habituellement engagé devient silencieux ou irritable.
    • Les demandes d’aide arrivent seulement lorsque la situation est déjà critique.
    • Les gestionnaires compensent par des rappels constants.
    • Les responsabilités sont mal définies ou se chevauchent.
    • Les résultats demeurent acceptables, mais au prix d’un effort devenu insoutenable.

    Chez les travailleuses québécoises, environ une sur quatre rapporte une détresse psychologique élevée liée au travail. La proportion est d’environ un sur cinq chez les travailleurs. Source : Institut national de santé publique du Québec, données 2020-2021 publiées en 2026.

    Ces signaux ne prouvent pas qu’une personne est en épuisement professionnel. Ils indiquent toutefois qu’une conversation et une analyse du travail sont nécessaires.

    Une méthode en 4 étapes : observer, nommer, prioriser, agir

    Observer les faits

    Commencez par des éléments concrets : charge de travail, heures supplémentaires, retards, absences, roulement, conflits, objectifs irréalistes ou interruptions fréquentes.

    Évitez les jugements comme « elle manque de résilience » ou « il gère mal son stress ». Cherchez plutôt ce qui, dans le travail, augmente la pression.

    Nommer la source de tension

    Demandez-vous si le problème vient de la quantité de travail, du manque de clarté, d’une autonomie insuffisante, d’un faible soutien ou de responsabilités contradictoires.

    Une équipe ne manque pas toujours d’engagement. Elle manque souvent de repères.

    Prioriser un changement

    Il est inutile de lancer dix initiatives à la fois. Choisissez le facteur qui crée le plus de tension ou qui touche le plus de personnes.

    La première action peut être simple : retirer une priorité, clarifier une responsabilité, revoir une échéance ou réduire une réunion inutile.

    Agir et vérifier

    Attribuez un responsable. Fixez une date. Déterminez l’indicateur qui permettra de vérifier l’effet de la mesure.

    Une prévention sérieuse repose sur une boucle continue : signal observé, action décidée, responsable nommé, résultat vérifié.

    Signal observé Risque possible Question à poser
    Heures supplémentaires récurrentes. Surcharge durable. Qu’est-ce qui pourrait être retiré ou reporté ?
    Priorités changeantes. Faible prévisibilité. Quelle priorité demeure réellement essentielle ?
    Employé devenu silencieux. Perte de soutien ou de reconnaissance. Qu’est-ce qui rend ton travail plus difficile actuellement ?
    Nombreuses erreurs. Fatigue ou attentes floues. Les attentes et les ressources sont-elles suffisamment claires ?
    Conflits entre services. Rôles mal définis. Qui décide, qui exécute et qui doit être consulté ?

    Mini cas client : d’une surcharge invisible à une action mesurable

    Contexte

    Une PME manufacturière québécoise de 85 employés connaissait une croissance rapide. Son équipe de supervision atteignait encore ses objectifs de production.

    Tension

    Les superviseurs accumulaient les heures supplémentaires. Les priorités étaient communiquées dans des courriels, des fichiers Excel et des conversations informelles. Deux employés expérimentés avaient quitté en six mois.

    Déclic

    La direction a compris que le problème n’était pas un manque de motivation. Les gestionnaires ne disposaient d’aucun espace commun pour voir la charge, les enjeux, les décisions et les suivis.

    Action

    L’entreprise a instauré un court sondage sur les signaux humains, clarifié les responsabilités critiques et créé un rythme hebdomadaire pour revoir les indicateurs, les enjeux et les actions.

    Résultat mesurable

    En douze semaines, le temps passé en réunion a diminué de 24 %. Le nombre d’actions en retard a baissé de 38 %. Les superviseurs ont également identifié trois postes où la charge devait être rééquilibrée.

    Quiz : maturité face au changement et aux risques humains

    Évalue la maturité de ton équipe face au changement demandé : passer d’une prévention réactive à une gestion plus claire, plus humaine et plus suivie des risques psychosociaux.

    1. Quand un signal humain apparaît dans l’équipe, la réaction dominante est :

    2. Comment vos gestionnaires parlent-ils de la surcharge ?

    3. Où vivent les actions de prévention après une discussion ?

    4. Quand les priorités changent souvent, que fait l’équipe de direction ?

    5. Quel est le plus grand frein à la prévention dans votre organisation ?

    Comment M360 rend la prévention plus simple

    La prévention des risques psychosociaux repose d’abord sur la qualité de la gestion.

    L’approche M360 aide chaque personne à clarifier ses priorités, ses objectifs et ses habitudes. Le Planificateur stratégique personnel M360 aide à poser cette base.

    Le Programme Leadership, productivité et résultats, aussi appelé LPR, développe ensuite les capacités des gestionnaires : communiquer les attentes, déléguer, donner de la rétroaction et intervenir avant que les tensions s’aggravent.

    L’application M360+ soutient les habitudes et la discipline personnelle. M360meet aide pour sa part à rendre visible le coût réel des réunions et à questionner celles qui consomment du temps sans produire de décisions.

    M360 Compass permet de relier cette maturité de gestion à un système commun.

    La plateforme ne remplace ni le jugement humain ni les obligations officielles de l’employeur. Elle aide toutefois à regrouper les objectifs, les indicateurs, les enjeux, les décisions, les responsabilités et les signaux humains.

    Le module Vibe peut soutenir l’observation du climat et des risques psychosociaux. La Scorecard 13 semaines permet de suivre les indicateurs de performance sans perdre de vue les signaux humains. M360 Momentum transforme les réunions en décisions, actions et suivis. Le Hub Compass donne enfin aux dirigeants une vue plus cohérente des vitaux de l’entreprise.

    La performance humaine ne se pilote pas dans des fichiers dispersés.

    Donald Fleming et Pascal Dubois, coach de gestion, insistent tous deux sur le rôle déterminant du gestionnaire de proximité. Thomas James Stewart, conseiller stratégique • accélérateur de transformation, vient également renforcer cette perspective d’alignement entre transformation, exécution et maturité organisationnelle.

    Moins de fragmentation. Plus de clarté.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce qu’un risque psychosocial au travail ?

    Il s’agit d’un facteur lié à l’organisation du travail, aux pratiques de gestion, aux conditions d’emploi ou aux relations sociales qui peut nuire à la santé physique ou psychologique.

    La Loi 27 oblige-t-elle à mesurer la santé mentale des employés ?

    L’objectif n’est pas de poser des diagnostics. L’employeur doit identifier et prendre en charge les risques présents dans le travail, puis mettre en place des mesures de prévention adaptées.

    Pourquoi former les gestionnaires de proximité ?

    Ils observent les changements de charge, de comportement et de performance avant la haute direction. Une formation leur apprend à poser les bonnes questions, documenter les faits et orienter les situations préoccupantes.

    Comment croiser performance et bien-être ?

    Suivez les indicateurs d’exécution avec quelques signaux humains : heures supplémentaires, absences, roulement, charge perçue, actions en retard et clarté des priorités. L’objectif est de détecter les écarts avant la rupture.

    Comment prévenir sans alourdir la gestion ?

    Commencez par un petit nombre de risques prioritaires. Attribuez une action, un responsable, une échéance et un indicateur. La prévention devient lourde lorsqu’elle est séparée du fonctionnement quotidien.

    Suggestion de lecture complémentaire

    Risque psychosocial au travail : agir sans lourdeur

    Pour poursuivre la réflexion, consulte cet article complémentaire sur une façon simple et concrète d’agir sans transformer la prévention en bureaucratie.

    Lire l’article complémentaire

    À propos des experts M360

    Expertise, crédibilité et terrain

    Cet article et cet épisode s’appuient sur du terrain : coaching de gestion, opérations, transformation, prévention, santé organisationnelle et outils concrets pour installer des pratiques plus claires dans le quotidien des PME.

    Donald Fleming, président et coach de gestion

    Donald Fleming

    Président • coach de gestion

    Accompagne les dirigeants et gestionnaires dans la clarté stratégique, la responsabilisation et les conversations de gestion qui protègent la performance humaine.

    Pascal Dubois, coach de gestion

    Pascal Dubois

    Coach de gestion

    Soutient les gestionnaires dans le développement humain, la communication, la rétroaction et les interventions avant que les tensions s’aggravent.

    Rana Tabrizi, directrice des opérations

    Rana Tabrizi

    Directrice des opérations

    Apporte une lecture opérationnelle de la structure interne, de la fluidité des suivis, de la livraison et de la cohérence des processus.

    Thomas James Stewart, conseiller stratégique et accélérateur de transformation

    Thomas James Stewart

    Conseiller stratégique • accélérateur de transformation

    Aide les organisations à relier transformation, exécution, croissance, alignement stratégique et maturité organisationnelle.

    Fiche pratique

    Fiche de prévention : observer, nommer, prioriser, agir

    Un format simple pour transformer un signal humain en action visible : fait observé, source de tension, priorité, responsable, échéance et indicateur de suivi.

    Conclusion

    La Loi 27 ne devrait pas être traitée comme un exercice de conformité isolé.

    Elle invite les PME à regarder autrement leur organisation du travail.

    Ce qui n’est pas observé ne peut pas être corrigé.

    Choisissez aujourd’hui un signal humain à suivre avec vos gestionnaires.

    Puis transformez ce signal en conversation, en décision et en action.

    Si tu as aimé cet article, n’hésite pas à le liker et à le partager sur tes réseaux sociaux.

    Et si tu le souhaites, prends rendez-vous avec notre équipe via le lien ci-dessous.

    Sources

    Transformer les signaux humains en actions visibles

    Si tu veux mieux relier prévention, priorités, rôles, indicateurs et suivis, prends rendez-vous avec notre équipe. On t’aidera à installer un système plus clair, plus humain et plus actionnable.

    Prendre rendez-vous avec notre équipe
    Améliorer nos suivis

    Équipe M360
    Le leadership, notre ADN, votre succès

    Vous aimez cet article ?

    Laisser un commentaire